« Le Petit Peuple »

Le nouveau film de Florent RUCH « Le Petit Peuple » explore le monde invisible des lutins, fées et autres ondines dans les Vosges du Nord. Beaucoup de gens voient ou ressentent leur présence. Sept personnes ont accepté de servir d’intermédiaires avec cette autre réalité.

Avec Pascal Bahl, Laurent Bischler, Isabelle Bubel, Catherine De Lobel Mahy, Margot Hetzel, Denis Morgenthaler et Jacques Semant.

Filmé en pellicule argentique 16mm, transférée en HD – 35 minutes – 2017.

FiLMER L’INVISIBLE

« Une plongée dans le mondes des elfes, ondines et licornes présents dans les Vosges du nord en Alsace. Profitant d’une carte blanche/résidence avec le Parc Régional des Vosges du Nord, j’ai voulu approcher l’invisible et les êtres élémentaires de la forêt, le Petit Peuple. Je ne voulais pas de féérie enfantine, mais rencontrer et faire parler ceux qui « voient » au délà des sens. Bien entendu en filigrane, c’est le rapport à la nature qui est questionné, sous l’angle du merveilleux. Il s’agit d’un documentaire poétique à la recherche du Petit Peuple. Qu’on croit à son existence ou non importe peu, le film interroge notre place dans une nature que nous connaissons mal ou peu et comment s’y connecter différement.

Avec la preneuse de son Djamilia TAULELLE, nous avons travaillé avec un dispositif très simple : une caméra film et une perche. Le son synchrone nous est apparu comme évident. Il inscrit le film dans une tradition du cinéma documentaire des années 70 (Kramer, Van der Keuken). La petite caméra Aaton A-minima a été l’outil parfait pour ces longues marches dans la forêt.

Le travail sur l’univers sonore a reposé sur un axiome : le mélange subtil des sons de la nature avec des nappes musicales assez discrètes. On met parfois un certain temps avant de comprendre que la musique est présente.

L’utilisation systèmatique des plans noirs au montage prolonge cet univers sonore, comme un bateau lancé avec son inertie. On coupe le moteur mais celui-ci continue d’avancer. C’est aussi et surtout la place du spectateur qui en découle : trouver la bonne distance, sans spéctaculaire mais simplement stimuler l’imagination. »

« Au bord du Chemin »

Balade cinématographique autour du travail de l’artiste Alexandra Gerber

FILM-BALADE

« Après des années passées à remonter des machines et de s’occuper d’un labo de cinéma, enfin un  retour au cinéma. Des images accumulées pendant 4 ans autour du travail d’Alexandra GERBER, ma compagne. Nos balades en forêt, des Vosges au Cévennes, en passant par l’Aveyron ou la Bretagne.

Un film à la fois improvisé et structuré, autour des territoires visités. Un type de pellicule et une lumière pour chaque endroit. C’est stricto-sensu un documentaire. Mais pas  conventionnel. Essentiellement filmé avec une caméra mécanique, sans son synchrone, ce film a été l’occasion de créer entièrement un univers sonore spécifique. Ce fût magique de découvrir à quel point telle image se mariait avec tel son, sans recherche d’effet. Le fait d’avoir de la distance avec avec le tournage aide définitivement à recréer le film, de voir de nouvelles choses dans les images. »

16mm couleur et noir & blanc – 38 minutes – 2015 (copie 16mm sonore disponible)